La participation citoyenne est censée donner à tout participant un « pouvoir d’agir » qui lui permet d’intervenir sur son environnement, son cadre de vie, dans l’intérêt de tous. Cependant, elle ne s’exprime que dans des projets concrets et partagés qui doivent être conjugués en 5 étapes indissociables :
- Le diagnostic
- La co-conception
- La co-decision
- La mise en œuvre collective
- L’évaluation et la correction
Si cette participation ne les inclut pas, le pouvoir d’agir n’existe plus.
Séduisante et attrayante, la participation citoyenne est souvent utilisée comme appât en période électorale, à chacun de regarder la sincérité de la démarche. Certains la présentent même comme projet politique à part entière. Or, elle n’est qu’un moyen pour accompagner un projet.
La participation citoyenne, dont nous ne doutons pas du bien-fondé, engendre souvent le contraire de la finalité espérée quant elle est utilisée à des fins stratégiques.
Elle confisque le pouvoir aux citoyens, y compris de s’opposer, puisqu’il sera toujours possible de dire qu’ils ont été consultés.
Elle génère du conflit, le niveau d’informations étant inégalement réparti.
Elle installe le doute, d’où la confusion entre réunion publique participative et réunion d’information.
La participation citoyenne, menée partiellement peut devenir un leurre démocratique.
Des exemples récents :
– Parc éolien : décider et ensuite créer une commission citoyenne.
– Terrain d’accueil des gens du voyage : décider et ensuite organiser une réunion publique.
– Installer la fibre sans concertation et de manière directive envers les propriétaires et les agriculteurs.
– Enfance jeunesse : déclarer le soutien aux enfants comme enjeu prioritaire et sans concertation décider la diminution d’un poste d’ATSEM.
La participation citoyenne, c’est :
– respecter le citoyen
– le considérer
– lui faire confiance

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