- VITALITE ET DIVERSITE CULTURELLE
- UN PATRIMOINE IGNORE ET « SOUS-TENU »
- FERMETURE DU COMMERCE DE PROXIMITE DE LA CHAPELLE-SAINT-SAUVEUR
VITALITE ET DIVERSITE CULTURELLE
Une commune a besoin d’avoir une vie culturelle riche et variée à offrir à ses habitants, car elle traduit une vitalité essentielle et donne ainsi une vision attractive du territoire.
L’existence d’une animation culturelle provient essentiellement du monde associatif porté par un ou plusieurs groupes de personnes dans l’idée de partager un moment festif, convivial et chaleureux. Très souvent sous la forme d’un événement ponctuel, c’est un temps fort qui mobilise énormément d’énergie en amont, durant et après la manifestation. A ce titre, la commune doit être un soutien à part entière, qu’il soit logistique, financier ou humain, si le besoin s’en fait sentir ou est demandé par les instigateurs de ces animations qui jalonnent le calendrier annuel.
Notre commune a la chance de connaître plusieurs temps forts d’animations culturelles portées par le monde associatif et soutenus par la commune. On peut citer par exemple la fête de la musique, l’accueil d’une soirée des Podiums florentais, et dans une autre mesure le week-end de la Folie Varadaise, la Foire aux vins ou le semi-marathon. Ce sont des temps forts que la commune doit soutenir pour assurer leur pérennité.
En parallèle de cette vie culturelle associative intense, la commune de Loireauxence propose une programmation culturelle annuelle, héritée de la commune déléguée de Varades. Cette offre culturelle riche, variée et éclectique permet d’offrir un large éventail de spectacles liée à la création artistique, en attirant un public qui s’affranchit des limites communales. Cette action communale ne peut se faire sans une ligne politique affirmée des élus et sans les compétences des services municipaux concernés. Cette programmation, mêlant artistes professionnels reconnus ou émergents et amateurs, touchant bon nombre de domaines artistiques (théâtre, chant, musique, humour) s’offre ainsi à tous les publics. L’objectif premier de cette programmation est ainsi de partager des moments de plaisirs, de découvertes tout en posant des jalons dans l’imaginaire individuel amenant à ouvrir de nouveaux horizons, de nouvelles réflexions, voire débouchant à des vocations. En cela, les outils culturels de la collectivité (bibliothèque, programmation culturelle, festivals, sorties …) auprès de nos enfants (mais aussi de leur entourage) a un rôle éducatif très important car elle peut contribuer à les sensibiliser à l’histoire, à l’art et divers domaines culturels. Une diminution voire une disparition de cette offre peut légitimement engendrer une inquiétude pour l’éducation et la sensibilisation, en privant certains de l’accès à ces connaissances et ces expériences.
L’Animation et la Programmation culturelle doivent et peuvent coexister car elles sont complémentaires. La suppression de l’offre culturelle peut être perçue comme une menace pour ces aspects de la vie communautaire. Sa disparition par une collectivité est un sujet complexe qui soulève des questions liées à la culture, à l’éducation, à l’économie et à la gouvernance locale. L’une ne doit pas supplanter voire faire disparaître l’autre, par simple souci d’économie et d’absence de vision politique et culturelle.
La culture est considérée comme un élément vital de la société, contribuant à l’identité, à l’éducation, à l’enrichissement personnel, au bien-être général, ainsi qu’à l’attractivité du territoire. En aucun cas, l’offre culturelle de la collectivité ne doit disparaître.
UN PATRIMOINE IGNORE ET « SOUS-TENU »
Loireauxence a la chance d’avoir un patrimoine riche et diversifié sur son territoire, qu’il soit architectural, historique ou environnemental. Ces témoins, connus ou non, demandent un soutien continuel de la part de la commune, et au premier chef son entretien afin que celui-ci ne disparaisse pas en subissant les assauts du Temps et de l’oubli.
Prenons un premier exemple, celui de la Maison Bonchamps. Pour rappel, cette petite maison installée dans le village de pêcheurs de la Meilleraie sur Varades, appartient à l’association le Souvenir Vendéen en mémoire du général Bonchamps. Ce dernier, chef insurgé durant la guerre de Vendée, meurt en 1793 après avoir gracié 5000 prisonniers républicains, dans cette maison, du moins sous l’escalier extérieur, seul endroit encore couvert, les toitures des maisons ayant en grande partie été brûlées par les Républicains.
Depuis plusieurs mandats, une convention tripartite associait le propriétaire avec la commune (Varades puis Loireauxence) ainsi que l’association la Meilleraie Animation. Le propriétaire confiait la gestion des lieux à la commune qui se chargeait de son entretien général, cette dernière se tournait vers la Meilleraie animation pour apporter une vie à cette demeure multi-séculaire. Cette association l’utilisait ainsi comme lieu de réunions, et surtout de manifestations culturelles, en particulier une saison d’expositions artistiques courant de mai à octobre. Tout fonctionnait assez bien jusqu’en fin d’année 2022 où la municipalité décide de ne pas renouveler la convention, reconduite tacitement depuis de très nombreuses années. Pourquoi ce revirement ? Pourquoi la municipalité arrête cette convention alors que ce lieu, installé dans un village très courtisé par les amoureux des bords de Loire et des vieilles pierres, bénéficiait d’une visibilité accrue par les expositions estivales proposées par l’association. Ce soutien municipal permettait d’offrir, ce qui est assez rare sur le secteur, un lieu d’expositions par ailleurs gratuit pour les artistes. Arrêter cette convention pouvait ainsi mettre un coup d’arrêt à cette dynamique culturelle et sociale. Heureusement, l’association et le propriétaire ont repris les choses en main pour poursuivre cette collaboration, faisant fi ainsi du positionnement désintéressé de la commune auprès de ce patrimoine bâti et historique ainsi que de la vie associative associée.
Deuxième exemple, plus immatériel mais présent sur tout notre territoire : les noms de lieux et de villages. Suite à la création de la commune nouvelle en 2016, un travail devait être mené pour identifier les homonymies pouvant exister entre les 4 communes déléguées afin d’éviter des erreurs de localisation. En 2021, la municipalité décide de lancer une campagne d’adressage afin de corriger cela tout en prônant la concertation avec les habitants concernés. Été 2023, le Conseil municipal vote ce nouvel adressage avec dans la foulée une communication individuelle (mais pas nominative) adressée à tous les habitants de Loireauxence avec leur nouvelle adresse officielle. Sauf, que pour bon nombre d’entre eux, ils découvrent une adresse faisant abstraction du nom du village où ils vivent, avec un nom de voirie qui parfois frise l’incohérence. Bien entendu, ces nouvelles dénominations se sont faites sans aucune concertation, au vu des retours de certains de nos concitoyens, contrairement à ce qui avait été annoncé. On peut donc s’interroger fortement, d’une part sur le manque d’échanges participatifs entre ces élus et la population concernée, et d’autre part sur ce coup de serpillère administrative faisant table rase d’un patrimoine toponymique ancestral sur notre territoire. Ces noms de lieux ont une histoire, parfois difficile à lire ou à décrypter mais ils correspondent à un patrimoine qui s’est construit dans le temps, parfois depuis des siècles, et qui met en valeur ainsi une richesse qu’est l’occupation du territoire de nos communes déléguées par nos ancêtres se traduisant parfois par des noms pittoresques. La toponymie est une des sciences qui permet de retrouver et d’expliquer l’origine de ces derniers. Il n’était pas besoin de rajouter des noms de voiries/chemins aux lieux-dits concernés, une simple numérotation suffisait sachant que le nom de la commune déléguée est associé.
« Du passé faisons table rase » comme l’écrivait Eugène POTTIER (1816-1887), parolier de l’Internationale, peut tout à fait illustrer cette manière de faire, par ignorance ou par souci de rentrer dans les clous technico-administratifs.
On n’ose imaginer le positionnement de cette municipalité le jour où des vestiges préhistoriques ou gaulois seront découverts sur l’emprise d’un futur projet communal…
FERMETURE DU COMMERCE DE PROXIMITE DE LA CHAPELLE -SAINT-SAUVEUR
Voilà, notre commerce de proximité à la Chapelle-Saint-Sauveur est définitivement fermé…
Dans un secteur rural, les services de proximité sont garants d’une vie sociale, notamment pour les plus anciens et pour les personnes sans mobilité. De nombreuses communes de France, notamment en campagne, se battent, qui pour garder sa poste, qui pour garder son point de retrait bancaire, qui pour garder….son épicerie…..
Gouverner c’est prévoir, anticiper. La commune et les élus de Loireauxence l’avaient bien compris lorsque la nouvelle commune s’est formée en 2016. C’est pourquoi tout a été mis en œuvre dès 2017 par la gouvernance précédente, sur les communes de Belligné et de la Rouxière pour maintenir le petit commerce, épicerie, boulangerie, fleuriste, services divers et variés.
Le groupe, une Dynamique Collective, lors de la campagne municipale de 2020, a été force de proposition pour dynamiser les communes déléguées et remettre de la vie dans le centre bourg de Varades.
Avec la mandature actuelle ou en sommes-nous ?
- Les médecins sur Belligné ?
- Les kinés sur Belligné ?
- Le projet Denfert Rochereau ?
- La résidence Autonomie sur Varades ?
- La vie Culturelle ?
Et qu’en est-il de La Chapelle-Saint-Sauveur ? Dès fin 2020, il était prévu que l’épicerie serait fermée dans les 3 ans a venir. Trois ans donc pour mettre en place un projet de remplacement, de réfléchir, d’interroger la population et sur l’après. Ou est la fameuse participation citoyenne dont on a tant entendu parler, voilà un dossier que les élus actuels auraient pu partager avec les habitants.
Un exemple de plus dans l’incohérente générale d’une équipe municipale qui manque de perspectives et qui n’a pas la notion de services aux habitants.
Les élus sont au service de tous les habitants, sans distinction aucune, pour le développement de leur commune, pour un territoire vivant et agréable à vivre, pour leur avenir et celui de leurs enfants, de leurs famille et pour leur vie au quotidien.
Alors, à quand une nouvelle épicerie sur la commune de la Chapelle-Saint-Sauveur? Faudra-t-il attendre la prochaine mandature ?
